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Le nouvel entraîneur australien du XIII de France dirigeait hier à Rangueil les joueurs qui disputeront leur premier match de Coupe d’Europe, le 16octobre à Moscou. Découverte d’un technicien avenant.
D>’abord, Mick, présentez-vous à nos lecteurs…
Je suis né voici 42 ans dans une petite ferme de Nouvelle Galles du Sud, sur la commune de Nowra, à deux heures de route de Sydney, au sud.
Je suis marié à Julie, et nous avons une fille, Poppy, 6 ans, et Luc, 8 ans, qui joue à XIII dans son école de St Charles, et dont le héros est l’ouvreur des Kangourous et de Sydney Roosters, Brad Fittler.
Quel est le meilleur joueur au côté duquel vous avez évolué?
Mal Meninga, naturellement, mais aussi Russell Fairfax, qui jouait aux Roosters en 1980, et Jay Hoffman, de Canberra Raiders, de 1984 à 1986, dont le fils, Ryan, est un excellent élément de Melbourne Storm.
Et le meilleur joueur que vous avez entraîné?
Les actuels Kangourous Anthony Minichiello et Phil Bailey, le Kiwi Timana Tahu.
Quel est l’entraîneur numéro un, en Australie?
Wayne Bennett.
Qu’avez-vous fait, une fois terminée votre carrière de joueur?
J’étais d’abord entraîneur l’hiver en Australie, et guide touristique l’été en Europe. C’est ainsi que je me suis rendu en France trois années de suite, de 1988 à 1990. Et depuis quelque temps, je ne me consacrais plus qu’à mon rôle d’entraîneur.
Connaissez-vous Peter Donkin, qui cette saison sera l’adjoint de Steve Deakin, à l’UTC?
Bien sûr, il était deuxième ou troisième assistant à Parramatta et à NZ Warriors, une sorte de "pigiste" employé essentiellement à faire travailler individuellement la vitesse de joueurs de ces équipes, et d’autres.
Quel état d’esprit anime le XIII de France?
Nous avons affaire à des joueurs passionnés parce qu’ils font, dotés globalement d’une bonne technique, et soudés par une réelle amitié.
Quelles sont les principales lacunes des internationaux français?
Elle se situe principalement au niveau du calendrier. Notre préparation est trop courte pour espérer mettre les joueurs en bonne forme physique avant les matches auxquels ils seront confrontés. C’est loin d’être idéal, que d’avoir à préparer des joueurs n’ayant aucun match dans les jambes, alors qu’ils vont se frotter successivement à la Russie, puis surtout l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Aussi, pour cette raison, nous ne pouvons pas trop leur demander, au plan physique.
Les trois "Anglais", Elima, Grésèque et Zitter, seront-ils sollicités, prochainement?
Evidemment, car ce seront les plus en forme de tous. Il sera très important pour le groupe de bénéficier de l’apport de trois garçons venant tout juste d’en terminer avec la compétition. Et puis l’expérience qu’ils viennent de vivre, en Angleterre, leur sera profitable pour l’avenir, tout comme elle rejaillira sur l’ensemble du squad.
Qu’espérer-vous apporter, à court terme, au XIII de France?
Gilles Dumas et Patrick Pédrazzani sont de bons coaches, réellement, mais ils souffrent d’un déficit en matière de structure fédérale, et d’organisation en général.
En gros, qu’est-ce qui différencie le joueur de haut niveau australien, du Français?
La vitesse, sur les tenus comme dans le jeu proprement dit. Je m’aperçois que les schémas tactiques sont les mêmes, le niveau des exercices proposés aux joueurs, également, mais en Australie on travaille beaucoup plus la vitesse, aux entraînements.
A plus long terme, en quoi va consister votre rôle?
Je vais procéder à un audit complet de la situation de la fédération française, du développement à l’élite en passant par les Pôles France et Espoirs, les arbitres, les clubs. Je compte d’ailleurs rencontrer les entraîneurs des équipes Elite. Car pour espérer élever le niveau d’ensemble, il faut un support efficace.
Recueilli à Toulouse
par Hervé Girette
Mick Aldous, un guide pour le XIII de France
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