LE XIII SEDUIT BONIFACE
Modérateur : Mod. Hexa
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GERARDTREIZE
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LE XIII SEDUIT BONIFACE
Lire l'article dans Midi-Olympique dans le journal de bord de Jacques Verdier.
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valerie
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Le XIII séduit "BONI"
Lundi 22 novembre En Australie, l'année dernière, comme la télévision rendait compte en abondance de l'actualité treiziste, j'avais été saisi, en regardant un résumé d'Australie/Grande-Bretagne, par la netteté de certains gestes techniques. Outre l'engagement mis dans les un contre un, l'âpreté défensive dispensée par les treizistes professionnels, certains gestes techniques trahissaient un savoir-faire qui méritait réflexion. C'était très vrai, par exemple, de la percussion, qui n'était plus ce geste éperdu, grossier, sans réflexion du quinziste qui, neuf fois sur dis, se lance à l'assaut du mur adverse avec l'aveuglement du kamikase. Dans un ralenti d'image, on percevait au contraire tout ce que ce simple geste suppose de technique dans le ramassé du corps, la flexion des jambes, la mise de côté du ballon, placé sous le bras opposé de celui qui percute. Un double mouvement s'exerçait alors selon la percussion. Soit celle-ci s'effectuait de haut en bas et le porteur de la balle, après une violente secousse, prenait soin de revenir en arrière, de reprendre pied, afin de désarçonner le plaqueur. Soit le mouvement s'amorçait, après une profonde flexion, de bas en haut, mais nécessitait dans tous les cas de figure une grande lucidité. C'était très vrai, toujours, du jeu de passes et du jeu sans ballon. Je revois, au cours de ce même match, un ailier australien se décaler sans ballon sur son extérieur, en position de dux contre deux, et son centre, dans un tempo parfait, allonger sa passe sans jamais songer à la vriller, pour une décalage d'école qui conduisit l'ailier des Kangourous à l'essai.
Symboliquement, André Boniface, que j'ai cet après-midi au téléphone, me dit à peu près la même chose. Il a vu le France/Australie treiziste de la veille et avoue être sous le charme. "Je me suis régalé, me dit-il. Les Treizistes ont compris que la passe vrillée est une absurdité dans huit cas de figure sur dis. Ils ont remis au goût du jour les passes courtes, les passes lobées, qui autorisent une fluidité dans le jeu incomparable et des trajectoires de course adaptées."
Il y a, comme toujours chez "Boni", une netteté rageuse et une acuité dénonciatrice qui forcent l'admiration. Et qu'on ne vienne pas me dire que ce discours aurait quoi que ce soit de passéistes. A l'instigation de Wayne Smith, les All Blacks ont, eux aussi, décidé de réapprendre ce qu'ils nomment, non sans ironie, la "french pass" et de mettre plus que jamais l'accent sur la technique individuelle pour l'accomplissement des gestes les plus simples. L'enjeu me semble essentiel si le XV à terme, veut garder le leadership sur le XIII bien suûr, mais surtout sur le VII qui monte, qui monte... Article de Jaques Verdier M.O. du 29/11/2004.
Valou
Lundi 22 novembre En Australie, l'année dernière, comme la télévision rendait compte en abondance de l'actualité treiziste, j'avais été saisi, en regardant un résumé d'Australie/Grande-Bretagne, par la netteté de certains gestes techniques. Outre l'engagement mis dans les un contre un, l'âpreté défensive dispensée par les treizistes professionnels, certains gestes techniques trahissaient un savoir-faire qui méritait réflexion. C'était très vrai, par exemple, de la percussion, qui n'était plus ce geste éperdu, grossier, sans réflexion du quinziste qui, neuf fois sur dis, se lance à l'assaut du mur adverse avec l'aveuglement du kamikase. Dans un ralenti d'image, on percevait au contraire tout ce que ce simple geste suppose de technique dans le ramassé du corps, la flexion des jambes, la mise de côté du ballon, placé sous le bras opposé de celui qui percute. Un double mouvement s'exerçait alors selon la percussion. Soit celle-ci s'effectuait de haut en bas et le porteur de la balle, après une violente secousse, prenait soin de revenir en arrière, de reprendre pied, afin de désarçonner le plaqueur. Soit le mouvement s'amorçait, après une profonde flexion, de bas en haut, mais nécessitait dans tous les cas de figure une grande lucidité. C'était très vrai, toujours, du jeu de passes et du jeu sans ballon. Je revois, au cours de ce même match, un ailier australien se décaler sans ballon sur son extérieur, en position de dux contre deux, et son centre, dans un tempo parfait, allonger sa passe sans jamais songer à la vriller, pour une décalage d'école qui conduisit l'ailier des Kangourous à l'essai.
Symboliquement, André Boniface, que j'ai cet après-midi au téléphone, me dit à peu près la même chose. Il a vu le France/Australie treiziste de la veille et avoue être sous le charme. "Je me suis régalé, me dit-il. Les Treizistes ont compris que la passe vrillée est une absurdité dans huit cas de figure sur dis. Ils ont remis au goût du jour les passes courtes, les passes lobées, qui autorisent une fluidité dans le jeu incomparable et des trajectoires de course adaptées."
Il y a, comme toujours chez "Boni", une netteté rageuse et une acuité dénonciatrice qui forcent l'admiration. Et qu'on ne vienne pas me dire que ce discours aurait quoi que ce soit de passéistes. A l'instigation de Wayne Smith, les All Blacks ont, eux aussi, décidé de réapprendre ce qu'ils nomment, non sans ironie, la "french pass" et de mettre plus que jamais l'accent sur la technique individuelle pour l'accomplissement des gestes les plus simples. L'enjeu me semble essentiel si le XV à terme, veut garder le leadership sur le XIII bien suûr, mais surtout sur le VII qui monte, qui monte... Article de Jaques Verdier M.O. du 29/11/2004.
Valou
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Tchoupi
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Ben dis donc !
Après cet article, on ne pourra plus dire que le XIII, c'est un jeu de bourrins qui vont systématiquement péter dans le mec en face ! arf
Ce sont des matchs comme cela qui vont nous permettre de séduire un nouveau public, qui commence à se lasser du jeu quinziste pratiqué aujourd'hui.
Après cet article, on ne pourra plus dire que le XIII, c'est un jeu de bourrins qui vont systématiquement péter dans le mec en face ! arf
Ce sont des matchs comme cela qui vont nous permettre de séduire un nouveau public, qui commence à se lasser du jeu quinziste pratiqué aujourd'hui.
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lesvik
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pinedafrancis
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pour abonder dans ce qui est dit, j'en connais un autre qui a la meme reflexion que boniface c'est jo maso. lui qui a pratiqué le 13 dans sa jeunesse a toujours pense que le 15 avait là un exemple a suivre. il a ete comme beaucoup de quinzistes admiratif devant la perf des français, et comme c'et un garçon inteligent comme manageur de l'equipe de france a 15 il va tres certainement s'en servir.