Cartographie réelle du XIII en France
Modérateur : Mod. Hexa
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Briacbzh
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Cartographie réelle du XIII en France
Cartographie du rugby à XIII en France
L'analyse de la répartition territoriale des licenciés de rugby à XIII, en s'appuyant sur les données du Ministère des Sports, met en évidence une géographie très spécifique, héritée de l'histoire de cette discipline en France. Afin de mieux comprendre cette implantation, deux approches complémentaires peuvent être mobilisées. La première repose sur les effectifs absolus de licenciés et permet d'identifier les principaux pôles de pratique. La seconde adopte une perspective relative en comparant les effectifs du rugby à XIII à ceux du rugby à XV, révélant ainsi les territoires où le XIII constitue la forme dominante de pratique rugbystique.
I. Une implantation structurée autour de quelques pôles de forte pratique
L'analyse des effectifs absolus montre que le rugby à XIII demeure concentré dans un nombre limité de communes, principalement situées dans le sud de la France, ce qui ne surprendra personne. Les plus forts contingents de licenciés sont observés dans les grandes villes ou les principaux bastions historiques de la discipline. Toulouse arrive largement en tête avec 491 licenciés, devant Perpignan (245), Nantes (221), Lézignan-Corbières (196), Salon-de-Provence (175), Albi (170) et Carcassonne (164). Je dirais que le résultat le plus surprenant est clairement Nantes. Cela donne deux axes de développement pour le Super XIII: faire monter, si possible rapidement, Salon, et aider Nantes à grandir.
Cette hiérarchie traduit deux réalités complémentaires. D'une part, les grandes agglomérations concentrent naturellement davantage de pratiquants grâce à leur poids démographique et à la diversité de leur offre sportive.
D'autre part, plusieurs villes de taille plus modeste apparaissent parmi les principaux pôles français du rugby à XIII. Lézignan-Corbières, Limoux, Pia, Saint-Estève ou Carcassonne constituent autant de places fortes historiques où la discipline bénéficie d'une tradition ancienne et d'un ancrage local particulièrement solide. Leur présence parmi les communes comptant le plus de licenciés témoigne de la permanence d'un "heartland treiziste", centré sur l'Aude, les Pyrénées-Orientales et le Tarn. Dans ce contexte, les propositions visant à s'éloigner de ce cœur sont objectivement contre-productive.
L'analyse par région confirme cette concentration géographique. L'Occitanie rassemble la majorité des communes figurant parmi les plus forts effectifs, tandis que la Provence-Alpes-Côte d'Azur constitue un second foyer important, notamment dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Des implantations plus ponctuelles, mais qui doivent être vu comme des têtes de ponts apparaissent également dans l'agglomération lyonnaise, en Nouvelle-Aquitaine (Lot-et-Garonne), dans les Pays de la Loire avec Nantes et Vertou( il faut noter que les analyses du Ministère des Sports ont été faites avant que le club de Vertou ne passe au rugby à XV), ainsi qu'en Île-de-France avec Charenton-le-Pont.
II. Une domination territoriale du XIII essentiellement concentrée dans ses bastions historiques
L'analyse des effectifs relatifs apporte un éclairage différent. Alors que les effectifs absolus identifient les principaux pôles de pratique, la comparaison avec le rugby à XV révèle les territoires où le rugby à XIII constitue la pratique rugbystique dominante. C'est le cas dans 82 communes françaises.
Les écarts les plus importants sont observés dans des communes historiquement liées au développement du XIII. Lézignan-Corbières présente le différentiel le plus marqué avec 196 licenciés à XIII contre seulement 33 à XV. D'autres communes affichent également une nette prédominance du XIII, comme Ayguesvives, Limoux, Salses-le-Château, Ille-sur-Têt, Baho, Tonneins, Entraigues-sur-la-Sorgue ou encore Villefranche-d'Albigeois. Cela démontre bien que s'éloigner de ces territoires feraient plus de mal au XIII qu'autre chose.
À la différence de l'analyse précédente, ces communes sont majoritairement de taille intermédiaire ou rurales. Elles appartiennent essentiellement aux catégories « urbain intermédiaire » et « rural périurbain » si l'on reprend la classification de l'INSEE, ce qui confirme que le rugby à XIII demeure fortement enraciné dans des territoires de proximité où la tradition sportive locale conserve une influence importante.
Cette domination relative se concentre très largement dans les départements historiques du rugby à XIII, en particulier l'Aude, les Pyrénées-Orientales et le Tarn. Quelques exceptions existent néanmoins, notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Grans, Saint-Martin-de-Crau, Carpentras), dans l'agglomération lyonnaise (Sainte-Foy-lès-Lyon, Décines-Charpieu) ou encore dans certaines communes plus isolés. C'était le cas de Saint-Pois, avec 24 licenciés dans la commune pour seulement 462 habitants, avant que le club ne change là aussi de code et passe au XV. Ces implantations apparaissent dès lors davantage liées à l'histoire particulière de clubs locaux qu'à une diffusion homogène de la discipline et toute expansion est soumise à une grande part d'aléas: la perte de Vertou et Saint-Pois montre bien l'inefficacité de la Fédération pour maintenir et développer ces clubs isolés.
À l'inverse, plusieurs grandes villes comptant parmi les principaux pôles du rugby à XIII ne voient pas cette discipline dominer le rugby à XV. Toulouse, Perpignan, Montpellier, Lyon ou Marseille possèdent des effectifs importants en valeur absolue, mais le rugby à XV y demeure très largement majoritaire. Cette distinction souligne que la concentration de licenciés ne signifie pas nécessairement une prédominance de la discipline dans le paysage sportif local.
III. Une géographie duale du rugby à XIII français
La confrontation des deux approches met en évidence une organisation territoriale originale du rugby à XIII français, reposant sur deux logiques complémentaires.
La première correspond aux grands centres urbains, où les effectifs de licenciés sont les plus élevés en raison du poids démographique des agglomérations et de la présence de clubs structurés. Ces métropoles constituent les principaux réservoirs de pratiquants mais restent très largement dominées par le rugby à XV. Le XIII y occupe une place parfois visible sans être la pratique rugbystique majoritaire. Tout l'inverse de la ceinture treiziste traditionnelle, où le XV a beaucoup de mal.
Cela démontre, pour moi, que la meilleure stratégie possible de développement n'est pas dans la course aux métropoles, mais dans:
1) le renforcement des isolats déjà présents. Il faut renforcer Nantes, Salon et le pays lyonnais. Il faut également éviter que le cas de Saint-Pois se reproduise.
2) la consolidation des zones où le XIII est présent, si ce n'est dominant.
L'analyse de la répartition territoriale des licenciés de rugby à XIII, en s'appuyant sur les données du Ministère des Sports, met en évidence une géographie très spécifique, héritée de l'histoire de cette discipline en France. Afin de mieux comprendre cette implantation, deux approches complémentaires peuvent être mobilisées. La première repose sur les effectifs absolus de licenciés et permet d'identifier les principaux pôles de pratique. La seconde adopte une perspective relative en comparant les effectifs du rugby à XIII à ceux du rugby à XV, révélant ainsi les territoires où le XIII constitue la forme dominante de pratique rugbystique.
I. Une implantation structurée autour de quelques pôles de forte pratique
L'analyse des effectifs absolus montre que le rugby à XIII demeure concentré dans un nombre limité de communes, principalement situées dans le sud de la France, ce qui ne surprendra personne. Les plus forts contingents de licenciés sont observés dans les grandes villes ou les principaux bastions historiques de la discipline. Toulouse arrive largement en tête avec 491 licenciés, devant Perpignan (245), Nantes (221), Lézignan-Corbières (196), Salon-de-Provence (175), Albi (170) et Carcassonne (164). Je dirais que le résultat le plus surprenant est clairement Nantes. Cela donne deux axes de développement pour le Super XIII: faire monter, si possible rapidement, Salon, et aider Nantes à grandir.
Cette hiérarchie traduit deux réalités complémentaires. D'une part, les grandes agglomérations concentrent naturellement davantage de pratiquants grâce à leur poids démographique et à la diversité de leur offre sportive.
D'autre part, plusieurs villes de taille plus modeste apparaissent parmi les principaux pôles français du rugby à XIII. Lézignan-Corbières, Limoux, Pia, Saint-Estève ou Carcassonne constituent autant de places fortes historiques où la discipline bénéficie d'une tradition ancienne et d'un ancrage local particulièrement solide. Leur présence parmi les communes comptant le plus de licenciés témoigne de la permanence d'un "heartland treiziste", centré sur l'Aude, les Pyrénées-Orientales et le Tarn. Dans ce contexte, les propositions visant à s'éloigner de ce cœur sont objectivement contre-productive.
L'analyse par région confirme cette concentration géographique. L'Occitanie rassemble la majorité des communes figurant parmi les plus forts effectifs, tandis que la Provence-Alpes-Côte d'Azur constitue un second foyer important, notamment dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Des implantations plus ponctuelles, mais qui doivent être vu comme des têtes de ponts apparaissent également dans l'agglomération lyonnaise, en Nouvelle-Aquitaine (Lot-et-Garonne), dans les Pays de la Loire avec Nantes et Vertou( il faut noter que les analyses du Ministère des Sports ont été faites avant que le club de Vertou ne passe au rugby à XV), ainsi qu'en Île-de-France avec Charenton-le-Pont.
II. Une domination territoriale du XIII essentiellement concentrée dans ses bastions historiques
L'analyse des effectifs relatifs apporte un éclairage différent. Alors que les effectifs absolus identifient les principaux pôles de pratique, la comparaison avec le rugby à XV révèle les territoires où le rugby à XIII constitue la pratique rugbystique dominante. C'est le cas dans 82 communes françaises.
Les écarts les plus importants sont observés dans des communes historiquement liées au développement du XIII. Lézignan-Corbières présente le différentiel le plus marqué avec 196 licenciés à XIII contre seulement 33 à XV. D'autres communes affichent également une nette prédominance du XIII, comme Ayguesvives, Limoux, Salses-le-Château, Ille-sur-Têt, Baho, Tonneins, Entraigues-sur-la-Sorgue ou encore Villefranche-d'Albigeois. Cela démontre bien que s'éloigner de ces territoires feraient plus de mal au XIII qu'autre chose.
À la différence de l'analyse précédente, ces communes sont majoritairement de taille intermédiaire ou rurales. Elles appartiennent essentiellement aux catégories « urbain intermédiaire » et « rural périurbain » si l'on reprend la classification de l'INSEE, ce qui confirme que le rugby à XIII demeure fortement enraciné dans des territoires de proximité où la tradition sportive locale conserve une influence importante.
Cette domination relative se concentre très largement dans les départements historiques du rugby à XIII, en particulier l'Aude, les Pyrénées-Orientales et le Tarn. Quelques exceptions existent néanmoins, notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Grans, Saint-Martin-de-Crau, Carpentras), dans l'agglomération lyonnaise (Sainte-Foy-lès-Lyon, Décines-Charpieu) ou encore dans certaines communes plus isolés. C'était le cas de Saint-Pois, avec 24 licenciés dans la commune pour seulement 462 habitants, avant que le club ne change là aussi de code et passe au XV. Ces implantations apparaissent dès lors davantage liées à l'histoire particulière de clubs locaux qu'à une diffusion homogène de la discipline et toute expansion est soumise à une grande part d'aléas: la perte de Vertou et Saint-Pois montre bien l'inefficacité de la Fédération pour maintenir et développer ces clubs isolés.
À l'inverse, plusieurs grandes villes comptant parmi les principaux pôles du rugby à XIII ne voient pas cette discipline dominer le rugby à XV. Toulouse, Perpignan, Montpellier, Lyon ou Marseille possèdent des effectifs importants en valeur absolue, mais le rugby à XV y demeure très largement majoritaire. Cette distinction souligne que la concentration de licenciés ne signifie pas nécessairement une prédominance de la discipline dans le paysage sportif local.
III. Une géographie duale du rugby à XIII français
La confrontation des deux approches met en évidence une organisation territoriale originale du rugby à XIII français, reposant sur deux logiques complémentaires.
La première correspond aux grands centres urbains, où les effectifs de licenciés sont les plus élevés en raison du poids démographique des agglomérations et de la présence de clubs structurés. Ces métropoles constituent les principaux réservoirs de pratiquants mais restent très largement dominées par le rugby à XV. Le XIII y occupe une place parfois visible sans être la pratique rugbystique majoritaire. Tout l'inverse de la ceinture treiziste traditionnelle, où le XV a beaucoup de mal.
Cela démontre, pour moi, que la meilleure stratégie possible de développement n'est pas dans la course aux métropoles, mais dans:
1) le renforcement des isolats déjà présents. Il faut renforcer Nantes, Salon et le pays lyonnais. Il faut également éviter que le cas de Saint-Pois se reproduise.
2) la consolidation des zones où le XIII est présent, si ce n'est dominant.
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sergio81
- Cadet
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- Enregistré le : 21 août 2014, 23:12
- Localisation : Albi
Re: Cartographie réelle du XIII en France
Etonnant !!!:
L'ARL d'Albi annoncait l'an passé la barre des 300 licenciés
Chiffres a vérifier et a confirmer
icon_merci
L'ARL d'Albi annoncait l'an passé la barre des 300 licenciés
Chiffres a vérifier et a confirmer
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Kayo Kay
- Junior
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- Enregistré le : 16 janv. 2023, 16:45
Re: Cartographie réelle du XIII en France
euh...c'est sur pour les chiffres a Nantes ?
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Briacbzh
- Coupeur de citron
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- Enregistré le : 15 avr. 2026, 10:47
Re: Cartographie réelle du XIII en France
Les chiffres du ministère ne sont pas pris par club mais par lieu de résidence.
Un joueur vivant à Albi mais jouant pour un autre club sera comptabilisé pour Albi quand même.
Et ce sont les chiffres les plus officielles possible.
Un joueur vivant à Albi mais jouant pour un autre club sera comptabilisé pour Albi quand même.
Et ce sont les chiffres les plus officielles possible.
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LIMOUXIN
- Darren Lockyer
- Messages : 16464
- Enregistré le : 17 août 2004, 18:59
Re: Cartographie réelle du XIII en France
On continue a s 'occitaniser'
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mike11
- Darren Lockyer
- Messages : 8531
- Enregistré le : 06 févr. 2008, 22:05
- Localisation : Banlieue de la banlieue nauséabonde
Re: Cartographie réelle du XIII en France
Il faudrait savoir quel type de licences également car entre les loisirs, le fit XIII etc, on ne sait pas combien de licenciers pratiquent régulièrement du XIII en club.
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en.avant
- Coach
- Messages : 5838
- Enregistré le : 14 sept. 2006, 11:50
Re: Cartographie réelle du XIII en France
Et sa change quoi de savoir ? peut être le pourquoi du comment faire pour le changement ? Vaste chantier .... Il fait bon vivre en Occitanie .
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sergio81
- Cadet
- Messages : 389
- Enregistré le : 21 août 2014, 23:12
- Localisation : Albi
Re: Cartographie réelle du XIII en France
Et donc les licenciés a Albi étant des clubs voisins ne comptent pas ?
Bizarre comme stats
jairiencompris
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Briacbzh
- Coupeur de citron
- Messages : 51
- Enregistré le : 15 avr. 2026, 10:47
Re: Cartographie réelle du XIII en France
Si si. Ce qui compte est le lieu de résidence principale du licencié.
Si Bernard joue pour Villemorte XIII mais vit à Supervillage, cela sera une licence pour Supervillage.
Et ça prend en compte l'ensemble des licences, évidemment.
L'important, c'est surtout de montrer qu'il existe des isolats qui donnent des excellents résultats.
Si Bernard joue pour Villemorte XIII mais vit à Supervillage, cela sera une licence pour Supervillage.
Et ça prend en compte l'ensemble des licences, évidemment.
L'important, c'est surtout de montrer qu'il existe des isolats qui donnent des excellents résultats.